Revue Web

ENTRETIENS

Quel futur pour la littérature ? Entretien avec Geneviève Brisac

2 février 2011

Résumé : Normalienne et agrégée de lettres, l’écrivain Geneviève Brisac a rejoint les Éditions de l’Olivier en 1994, après trois livres publiés chez Gallimard. Elle est aussi éditrice pour les enfants et adolescents à l’École des Loisirs. Le Prix Femina lui a été attribué en 1996 pour "Week-end de chasse à la mère". Elle a écrit des essais comme "Loin du Paradis", "La Marche du cavalier", et "VW", sur Virginia Woolf, des recueils de nouvelles ou des contes, "Pour qui vous prenez-vous", "Les Sœurs Délicata". Son dernier roman, "Une année avec mon père", est paru en 2010.
Dans cet entretien, Geneviève Brisac répond aux questions de Sens Public sur le futur de la littérature.
Abstract : A graduate of France’s Ecole Normale Supérieure, French writer Geneviève Brisac joinded the publishing group Éditions de l’Olivier in 1994, after the publication of three books at the Gallimard publishing company, and received the Femina price in 1996 for her novel, "Week-end de chasse à la mère". She also edits books for children and teenagers at the company L’Ecole des loisirs. Geneviève is the author of various short stories, fairytales and essays such as "Pour qui vous prenez-vous", "Les Sœurs Délicata", "Loin du Paradis", "La Marche du cavalier" and "VW" (about Virginia Woolf). Her last novel, "Une année avec mon père", was published in 2010. Her views on literature indeed derive from her unique position both as an author and as an editor.
In the following interview, she answers Sens Public’s questions about the future of literature.






  • Texte en PDF





Masquez la colonne info

Sens Public – Avec quels outils écrivez-vous vos livres ? Un clavier d’ordinateur et un écran, ou bien du papier et un stylo ?

Geneviève Brisac – J’ai un tas de cahiers, un par projet, par nouveau projet, par nouveau rêve, à la manière de Doris Lessing dans le Carnet d’or. Je prends des notes, je colle des images, je recopie des choses qui me reviennent ou bien m’émeuvent. Des idées, des pensées, des oublis, des esquisses. J’oublie de mettre la date, tout se mélange, je recopie dans un nouveau cahier, de nouvelles phrases viennent alors s’aimanter aux précédentes. Puis un enfant passe par là et fait un dessin, j’ai une liste de courses que je ne sais où inscrire... J’aime ce capharnaüm et je le crains.

Quand quelque chose prend forme, après un temps indéterminé, une sorte de limbe de rêverie, je passe au clavier.

Sens Public – Diriez-vous que la littérature du dernier siècle renvoie à une fascination des écrivains pour la forme livre ?

Geneviève Brisac – Oui, sûrement, la fonction du Livre chez Mallarmé et chez Borgès en témoignent. Sans parler même de la Recherche du temps perdu de Proust et de son rôle dans notre imaginaire collectif. Et tant d’autres exemples me viennent, que l’historien Robert Darnton, par exemple, a si bien mis en valeur.

Sens Public – Pensez-vous que les outils numériques puissent donner naissance à de nouvelles formes de livres, d’écritures ?

Geneviève Brisac – C’est déjà en cours, car qu’écrivons-nous ? De nouvelle formes de correspondances, de livres, de documentation, de rapport aux autres et au monde, nécessairement. Le problème qui va se poser est celui de leur conservation, c’est une autre question !

Sens Public – Les mises en page et la présentation des documents textes sur écran vous paraissent-elles innover relativement aux anciens codes typographiques et éditoriaux ? Tenez-vous les renvois hypertextuels pour un enrichissement de la lecture ?

Geneviève Brisac – Qui paie ses dettes s’enrichit ! Je ne suis pas sûre qu’il y ait vraiment innovation, les renvois dont vous parlez ont des ancêtres faciles à identifier. Mais je suis trop ignorante, vous en savez davantage que moi là-dessus !

Sens Public – Ces dernières années sont apparus les ebooks, les liseuses et les tablettes électroniques. Amazon, la Fnac, Numilog (Hachette), Feedbooks, ebooksgratuits.com, Publie.net et bien sûr Google eBooks, pour ne citer que ceux-là, proposent des livres en ligne, gratuits ou payants et plus ou moins grand public. La lecture sur Internet s’est parallèlement étendue avec les blogs, les sites de revues de culture et d’information. Doit-on s'attendre à voir le livre papier devenir une relique du passé dans le monde littéraire ?

Geneviève Brisac – Je ne crois pas. Mais je pense vraiment qu’on verra bien ! Cela pose tant de questions, tant de structures que de droit...

Sens Public – Quel doit être le rôle de l'éditeur, alors qu’il devient de plus en plus facile pour des auteurs de fabriquer des livres sans passer par des maisons d’éditions ? On peut par exemple évoquer Amazon qui a lancé une plate-forme d’auto-édition, CreateSpace, promettant la création du livre et sa diffusion...

Geneviève Brisac – L’éditeur depuis toujours est un lecteur. Le premier lecteur. La première lectrice. Un hyper-lecteur. Professionnel et passionné. D’abord un lecteur. Les auteurs ne peuvent se passer d’un lecteur. Un vrai. Qui prend le risque de son goût, de sa passion. Qui accompagne, s’investit, rêve avec l’écrivain, à ses côtés. Parfois même un peu devant.

Quand l’éditeur aura rejoint le poinçonneur, le conducteur de métro, le kiosquier, la boulangère, le gardien de phare, les tailleurs, les agents de la poste, les guichetières et les barmen remplacés par des automates variés, au cimetière des métiers disparus, l’humanité aura reculé de quelques marches dans le grand escalier de la pensée incarnée, et de la beauté des choses. Et les livres risquent d’avoir aussi peu de goût que la baguette industrielle.

Sens Public – Quelle importance accordez-vous à la critique littéraire dans la découverte de nouveaux auteurs ? Pensez-vous que la diffusion numérique puisse constituer des pépinières alternatives d’avenir ?

Geneviève Brisac – Je suis très sévère pour la critique actuelle. Elle est, à de rares exceptions près, parasitée par des considérations commerciales et médiatiques. Par un système où l’urgence règne absurdement. Je la trouve infra-professionnelle. Il y aura forcément un retour de bâton, je n’en connais pas les formes. Personne n’en connait les formes. Je vois bien que d’autres modes d’échange et d’information se développent, des cercles de lecteurs, des plateformes...

Sens Public – Dans le cas de la France, les grandes maisons d’éditions parisiennes et leurs réseaux sont-ils amenés à perdre de leur influence ?

Geneviève Brisac – Franchement je ne sais pas. Cela peut prendre des tas de formes, et de nouvelles générations de lecteurs et de critiques surgissent tout le temps. Mais pour le moment, ce n’est pas ce que l’on constate : nous sommes dans une période que je trouve personnellement frileuse et académique. On se rassure avec les grandes marques.

Sens Public – Vous travaillez avec l’ONG Bibliothèques Sans Frontières qui vise à faciliter l’accès au savoir dans les pays en développement, pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette expérience ?

Geneviève Brisac – Je suis devenue marraine de BSF sur la proposition de mon ami Patrick Weil qui m’a entrainée dans cette aventure formidable. Je n’ai rien fait d’autre que favoriser l’envoi de livres dans les bibliothèques en Géorgie, en Haïti, dans les pays où l’action de BSF se développe. Rien d’autre qu’être là, avec enthousiasme et amitié. Leur énergie, leur efficacité, leur détermination et leur professionnalisme m’impressionnent.

Sens Public – Quel rôle doit, ou peut, avoir la littérature dans un monde marqué par la tyrannie de la productivité et du rendement, le rejet de « l'inutile » et le creusement des fractures, pas seulement sociales et économiques, mais également culturelles ?

Geneviève Brisac – Un rôle essentiel, celui de rendre leur place à la légèreté et à la profondeur : la littérature c’est la vérité qui saute aux yeux et aux oreilles de qui veut bien regarder et écouter. La littérature – on peut dire aussi poésie, ou théâtre, ou cinéma ou art – s’adresse à chacun. A chaque mortel, comme on dit chez Racine. Et nous avons toujours besoin de beauté et d’histoires.

Sens Public – Vous êtes directrice de collection à l'École des Loisirs. Quelles évolutions avez-vous pu observer chez les jeunes lecteurs ? Les lecteurs de demain seront-ils différents de ceux d’hier ? Et comment considérez-vous votre rôle d’écrivain et d’éditrice par rapport aux enfants ?

Geneviève Brisac – Les livres m’ont plusieurs fois sauvé la vie, j’essaie de leur rendre la monnaie de leur pièce. Ma dette est illimitée, et me donne l’énergie de soutenir et d’encourager les jeunes écrivains qui s’aventurent dans ce champ peu défriché, écrire de vrais romans pour les jeunes gens et de vrais livres pour les enfants véridiques, non fabriqués, écrits avec inquiétude, et sens du risque : littéraires, donc. Je ne suis pas sociologue, je ne fais pas de marketing, je suis mon intuition et m’appuie sur mon expérience. Les lecteurs sont – pour parodier Verlaine – ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres, et leur cœur, transparent… Chaque saison a ses modes, et ses constantes, et les écrivains sont, comme les lecteurs, traversés par ces ondes que l’on nomme modes, et par les changements sociaux, technologiques, culturels, politiques.

Être sensible, avoir les yeux ouverts suffit donc. Écrivain et éditrice, j’aime faire rire, pleurer, penser. J’aime qu’un enfant me dise qu’un livre – quel que soit son auteur, moi ou une amie que je publie – l’a bouleversé, marqué, ébloui. J’aime qu’on me parle de relecture, j’aime la lumière, l’étincelle d’émotion dans les yeux d’une adolescente qu’un livre a touchée et apaisée, parce qu’elle s’est sentie comprise, qu’elle a senti que sa manière d’être au monde était partagée.

Sens Public – Un discours pessimiste existe aujourd’hui, qui affirme, ou constate, qu’on assiste à une perte de la culture livresque, conséquence des évolutions technologiques. Outre le temps passé avec la télévision et les différents appareils technologiques, des habitus cognitifs semblent naître avec le texto et le zapping. Des enseignants témoignent qu’un grand nombre d’élèves et d’étudiants ne savent plus faire de phrases et ont des difficultés à structurer une pensée. Le verbe est menacé, certains pensent même que c’est irrémédiable. Est-ce votre sentiment ?

Geneviève Brisac – Non. Et je n’ai jamais aimé les prophètes de malheur. Je suis convaincue que nous sommes tous des mutants. Que les façons de penser changent. Nous savons mille fois moins de vers par cœur que mon grand-père, aucun nom de plante ou presque, et nous ne savons plus archiver ni dessiner, mais nous faisons d’autres choses et nous structurons notre pensée. Ainsi en est-il des générations nouvelles. Et puis de nouveau : on verra bien. Les scrogneugneu que je connais ne proposent rien pour préserver l’orthographe et la syntaxe, sinon écouter leurs lamentations. J’aime les règles de grammaire, j’ai toujours adoré mon Grévisse, je tente de partager cet amour, quoi d’autre ?

Sens Public – Diriez-vous que notre époque, celle de Google et des réseaux sociaux, brise toute relation un peu élaborée au passé des cultures et des sociétés, pour y substituer une imagerie inspirée des séries télévisées et de la publicité ?

Geneviève Brisac – Je dirais : lieu commun ! Et donc cliché stérile. Quid alors de la passion pour la généalogie, les traditions familiales, la cuisine des ancêtres, les vide-greniers, les expositions ethnographiques... et mille autres choses auxquelles je n’ai pas pensé, d’autres liens au passé se nouent sans cesse. Mes parents par exemple, des intellectuels absolument authentiques et aussi éloignés que possible de Google, Wikipédia et Facebook, ne s’intéressaient aucunement au passé : c’est l’avenir qui les passionnait.

Sens Public – Au 21e siècle, la vraie vie, c’est toujours la littérature ?

Geneviève Brisac – Ma vraie vie.

 

Propos recueillis par Carole Dely, Niels Planel et Gérard Wormser

Répondre à cet article

1 Message

  • Moi aussi, je crois fortement en l’avenir de l’auto-édition en France... car la vague a déjà fait ses preuves ailleurs aux USA (Etats-Unis), au Canada (Québec), par exemple où des best-sellers littéraires ont été les fruits de l’autoédition ont été ! Voir article : En effet, tout le monde écrit ou aimerait le faire. Le monde évolue à grande vitesse et le nombre des livres autoédités a dépassé en 2009, le nombre de livres édités...! Et si le XXIème siècle littéraire se jouait sur le web ? Et si l’auto-édition était la voie la plus intéressante à long terme ? Car il ne faut pas oublier que c’est une vraie démocratisation de l’écriture ! Justement, des personnes qui écrivent, il y en a beaucoup...et les maisons d’éditions qui ont pignon sur rue et qui croient avoir le monopole des publications, depuis 150 ans préfèrent parfois publier des auteurs connus pour ne pas couler ! Tout est basé sur le business ! Nous les petits écrivains de l’ombre, on n’a du mal encore à se faire connaître mais je crois que le XXIème siècle va marquer ce tournant, cette révolution comme cela s’est déroulée pour la musique et même la politique étrangère lorsqu’on regarde le réveil et la révolution des consciences dont a su faire preuve les peuples des autres pays ! Les maisons d’éditions classiques peuvent très bien publier des navets, ça peut arriver car tout est relatif, tout jugement à l’instant T aussi est à relativiser ! Tout n’est qu’une perception relative des choses sur la plan kinesthésique, auditif, visuel, olfactif et gustatif à l’instant T, dans un monde donné et un contexte déterminé…Tout le monde peut se tromper même un comité de lecture averti et serein !!!!! Donc règle numéro 1 : Ne jamais se décourager dans la vie et persévérez dans toute entreprise…pour qu’écrire reste une passion libre et indépendante et que lire un plaisir dicté par le vent de liberté…et non imposé…

    Et puisque nous discutons enfin objectivement sur l’autoédition et sur sa démocratisation certaine, son avenir plausible..... Il se peut qu’en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D’après vous ce n’est pas possible ? Rien n’est impossible ! Et puis un succès c’est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd’hui et être oublié demain.... l’inverse est aussi vrai.... car tout évolue... rien n’est figé...Voilà ! J’ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com... pour le moment c’est le plus avantageux et très moderne : C’est écologique (les livres ne sont publiés qu’à la commande), pas de contraintes d’achat (il n’y a pas de stockage de livres, ni d’obligation d’achat pour l’auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu’à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net.... et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières....le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre, visite les internautes des pays, diversifie encore plus les consciences et fructifie et mondialise la culture générale !
    Je crois foncièrement en l’avenir de l’auto-édition en France ! Le seul problème c’est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l’auto-édition et ne compte pas changer d’avis ! J’incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître...Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L’auto-édition est la voie royale du XXème siècle ! Elle présente de nombreux avantages ! J’ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D’une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l’espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français chez the bookedition et j’en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J’incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l’auto-édition qui j’y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres... le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d’un échantillon de critiques littéraires ...Le XXIème siècle sera celui du succès de l’auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J’ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d’esprit et d’écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! Car par la suite l’auteur des fables a été immortalisé par l’École de la République 2 siècles plus tard ! J’essaye en tant qu’auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C’est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c’est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l’ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience...je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons... d’ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite..... ;je suis conscient qu’un écrivain n’est pas ou n’a pas été tellement reconnu de son vivant...La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume…..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu’il ne sera connu qu’à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d’un Sainte-Beuve (qui au passage était l’amant aussi de sa femme Adèle !), Honoré de Balzac qui a avait ses détracteurs au XIXème siècle ou la Fontaine au XVIIème siècle qui n’avait pour résumer la situation que le soutien des femmes et du peuple et qui était mal aimé du roi de France et du ministre Colbert, ou encore Musset dont le pièces de théâtre n’ont été reconnues qu’après…, parmi les peintres aussi nous pouvons donner des exemples comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Courbet et Manet..et bien d’autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n’ont été reconnus justement qu’à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif, Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n’est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l’indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! Vive l’auto-édition libre !
    Le XVIème siècle était celui de l’humanisme, le XVIIème siècle celui de la dramaturgie, le XVIIIème siècle celui de la Liberté, le triomphe de la raison et de la philosophie, le XIXème, celui des romans et de la poésie, le XXème celui du progrès exponentiel, le XXIème siècle sera celui de l’autoédition, de la liberté et l’indépendance des écrivains…
    Pour moi le livre va toujours rester l’emblème du savoir. Ce sont les supports qui changent. Les lecteurs liront toujours….et le monde est en train de passer du matériel au virtuel. C’est nouveau pour nous, mais comme chaque génération est transitoire.. Ce ne sera que du passé pour les descendants du XXIème siècle… et XXIIème siècle…L’homme a d’abord écrit sur les parois des grottes, sur des obélisques, sur des tablettes de pierre ou d’argile, sur des os, sur des papyrus et pour finir sur du papier. Le livre est né lorsque le support de l’écriture est devenu léger et portatif…. un peu comme les ordinateurs aujourd’hui….Les ancêtres des livres sont des tablettes en argile. Les parchemins, les feuilles, les bambous, partout dans le monde à travers les différents continents, les différents supports changent mais le savoir est toujours là, il circule et se confond avec d’autres savoirs…et à l’heure de l’autoédition libre et du numérique, nous sommes une génération charnière qui vivons une longue révolution culturelle grâce à Internet !

    Répondre à ce message



|