Contributions du Colloque de Cerisy à l’été 2007 consacrées à l’œuvre de Maurice Blanchot croisant les interrogations de chercheurs en littérature, traduction, critique, philosophie, politique, art ou médecine.
Le XXe siècle n’aura pas été le sien. Il y vécut pourtant presque tout le temps de sa longue vie, de 1907 à 2003. Mais rien ne pouvait lui appartenir : tout ce qu’il écrivit signifia que rien ne pouvait jamais appartenir à quiconque, ni l’œuvre, ni l’amitié, ni même le pouvoir. Rien, davantage, ne pouvait lui revenir : tout ce qu’il pensa ne visa à reconnaître les singularités qu’en leur part maudite, sacrée, mystérieuse, spectrale. Ainsi, de son siècle, rien ne lui fut exactement contemporain : il fut tour à tour en retard, en avance, et finalement lointain.