Voir l’invisible : Gygès et la pornographie Facebook


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Mots-clés: Monde numérique,Philosophie,Politique et société,Espace public,Internet

2 Messages de forum

  • À propos de la reine...

    7 septembre 2013 07:05, par Victoria Welby

    Réactions à chaud à l’article après une première lecture.

    Dans l’histoire de Candaule et Gygès, il y a un point aveugle très évident pour moi : la reine, traitée dans l’histoire comme un objet possédé (elle ne porte pas de nom, d’ailleurs ?), est sans agentivité. Sinon pour exposer Gygès. Ce qui n’est pas du vrai pouvoir. C’est plutôt comme si elle avait vu, par le plus pur des hasards, le micro en haut de l’écran d’une production cinématographie *cheap* et que la mise en scène lui avait ainsi été révélée. En demandant la mort de l’un ou de l’autre, c’est l’illusion qui est maintenue, c’est l’objet qui demande à conserver son statut d’objet. *She’s a trophy wife*.

    En ce sens, la reine me fait penser à Marla dans le film *Fight Club*, personnage que le protagoniste et son double se dispute. Alors que, dans le livre dont est tiré le film, Marla n’est pas qu’un faire-valoir. Elle est un personnage complexe (et beaucoup plus intéressant) qui n’est pas dérangé par les multiples aspects du protagoniste. En fait, elle est en mesure d’accepter ce que lui n’est pas capable de faire cohabiter. Sans être un exemple parfait d’agentivité, cette Marla-là dépasse tout de même — et de façon très intéressante — l’objectification dont sont victimes plusieurs personnages de femmes.

    Sinon, la porno féministe est aussi un point de vue intéressant pour contester la posture de Candaule à l’égard de sa femme. Dans cette posture anachronique, la femme de Candaule porterait un nom (qu’elle aurait probablement choisi elle-même) prendrait en main sa représentation, son exposition, son plaisir. Elle s’assurerait aussi que les gens avec qui elle travaille soient traités avec respect, équité et intégrité. Et ce serait la fin de la monarchie.

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    • À propos de la reine... 7 septembre 2013 08:14, par Vitali Rosati*Marcello

      Merci beaucoup pour ce commentaire. Plein de choses à penser. En effet, la reine est un objet - et la métaphore du cinéma fonctionne parfaitement. Je voudrais bien approfondir la piste du porno féministe en la reliant à la question de l’identité numérique...

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