Revue Web - Rubrique

CRÉATIONS

Cet espace présente des textes d’écrivains, ainsi que des travaux d’artistes engagés dans les évolutions créatives produites par les nouveaux outils numérique.

A l'intérieur des articles, la colonne de droite opère un croisement thématique avec d’autres publications du site, donnant des éclairages différents, selon divers modes d’expression et de réflexion, sur un même sujet.   

Rue Velarde

Sergio Del Molino


Résumé : Calle Velarde est un récit inspiré de la figure de Michi Panero (ici, Archi Escario), le benjamin d’une saga de poètes espagnols. Il a vécu ses derniers jours malade et solitaire à Madrid. Le récit évoque la relation d’Escario et d’une jeune fille obsédée par la vie de bohème. Elle part à la recherche du dernier artiste bohème, et elle finit par rencontrer Archi. Calle Velarde est une méditation d’actualité sur le succès et l’échec, et sur la fascination que les intellectuels de la classe moyenne exercent sur les outsiders. Abstract : Calle Velarde is a short fiction inspired on the tragic figure of Michi Panero (who is named as Archi Escario), the youngest son of a Spanish poets saga who spent his last years sick and lonely in the middle of Madrid. The story told the relationship between Escario and a young woman who is obsessed with the bohemian life-style. She is looking for the last bohemian till she found Richi. Calle Velarde would be a reflection about success and loose in modern times (...)

Les Saules pleureurs

Gwen Garcia


Résumé : À partir du mois d’octobre 2003, j’ai commencé un petit carnet dans lequel je consignais impressions et sensations suscitées par mon état de profond désespoir, ma grosse dépression - je ne vois pas pourquoi je m’interdirais d’user du terme médical -, ou le(s) caractérisant. Ce qui a motivé le commencement de ce carnet était notamment le texte de Clément Rosset, Route de nuit. Route de nuit est considéré, d’après ce que j’ai pu lire çà et là, comme remarquable en ce qu’il retranscrirait avec une acuité particulière l’état dépressif, en ce que Rosset y ferait montre d’une qualité d’auto-observation qui ne serait pas évidente au cœur de la dépression. Or je ne me suis pas du tout reconnu dans le texte de Rosset.

Baptême

François Rannou


Forts de la conviction qu’il est une pensée au poème, en poème, nous avons proposé que la poésie dans sa présence de réflexion et de création trouve à Sens public une place originale, en ouvrant cette page ’Polémoscope’. Polémoscope : l’étymon, ici, devrait parler. Il s’agit bien d’entretenir un rapport batailleur de la pensée du poète avec l’événement & de donner à lire sa vision propre, autre, d’une actualité à long terme dont s’emparent en paroles spécialistes et médias. Polémoscope : il s’agit aussi d’une petite lunette de théâtre de la fin du 18e siècle, laquelle, par un jeu subtil de miroir interne, permettait de visionner ce qui se passait sur les côtés, dans les loges voisines, tout en faisant croire que l’attention était rivée à l’action se déroulant sur la scène... Polémoscope 1 – "Si l’on pose que certaines innovations techniques et/ou formelles ont pu modifier au 20e siècle l’écriture du poème (de la typographie mallarméenne du Coup de dés aux mots en liberté des futuristes italiens, de (...)

Uruguay, la nostalgie a de l’avenir

Eric Sarner


Résumé : Le Rio de La Plata, c’est de là que je pars, de ce fleuve aux teintes jaune terre et bleue, déguisé en mer. C’est ainsi que commencerait l’Uruguay, tandis que le regard glisse tout au long de la Rambla. De ce pays, le plus petit du continent, que sait-on ailleurs ? Pas grand chose, une prairie serrée entre deux colosses, l’Argentine et le Brésil, généralement rien. « Et encore un peu moins ! » lance Mirtha, en m’accueillant. Je suis à Montevideo au cœur de la ville basse, souvent étale que j’ai traversée il y a des années. En retrouvant Mirtha, une amie du premier voyage, je reconnais ce qui me touche ici, un mélange de lucidité et de dérision. Un proverbe dit « Il y en a qui ont de la chance et d’autres qui naissent en Uruguay ! ».

Sous bénéfice d’inventaire et d’invention...

Michel Deguy


Forts de la conviction qu’il est une pensée au poème, en poème, nous avons proposé que la poésie dans sa présence de réflexion et de création trouve à Sens public une place originale, en ouvrant cette page ’Polémoscope’. Polémoscope : l’étymon, ici, devrait parler. Il s’agit bien d’entretenir un rapport batailleur de la pensée du poète avec l’événement & de donner à lire sa vision propre, autre, d’une actualité à long terme dont s’emparent en paroles spécialistes et médias. Polémoscope : il s’agit aussi d’une petite lunette de théâtre de la fin du 18e siècle, laquelle, par un jeu subtil de miroir interne, permettait de visionner ce qui se passait sur les côtés, dans les loges voisines, tout en faisant croire que l’attention était rivée à l’action se déroulant sur la scène... Polémoscope 1 – "Si l’on pose que certaines innovations techniques et/ou formelles ont pu modifier au 20e siècle l’écriture du poème (de la typographie mallarméenne du Coup de dés aux mots en liberté des futuristes italiens, de (...)

How can a place enter our skin down to the very verb of us

Louise Lachapelle


Résumé : Du point de vue de la création, c’est-à-dire du point de vue de ce qui relie la diversité de ce que je fais, il y a une relation au vivant, à l’imaginaire et au contemporain qui passe par l’expérience terrain. Cette performativité de la création, du vivre et de l’habiter rapproche la distance critique (la négativité) de la nécessité d’imaginer (la création) ouvrant ainsi un espace de résistance et d’imagination éthique que je désigne parfois par l’expression l’atelier fait terrain. Cet article prend forme depuis l’atelier d’un petit livre en cours de réalisation et se tourne vers l’un des terrains de proximité de cette expérience performative : la maison expropriée que Patricia de Burgh Paré déplace de Sainte-Scholastique vers une forêt laurentienne à proximité d’un village de colonisation et d’une réserve indienne. Une maison-laboratoire où je vis et que je débâtis, bâtis, rebâtis depuis plus d’une dizaine d’années. Vivre avec cette maison, c’est éprouver dans mon corps certaines violences propres à une (...)

Poemas / Poèmes

Antonio Ansón


Pertenecientes al volumen Este mensaje es para ti que tienes mucha soledad como yo, Madrid, Huerga y Fierro, 2000. Próximamente aparecerá la edición francesa en edición bilingüe en esta misma editorial de Toulouse, Le Grand Os, en traducción de Aurelio Diaz-Ronda. Ces poèmes appartiennent au volume "Ce message est pour toi dont la solitude est aussi grande que la mienne", Madrid, Huerga y Fierro, 2000. L’édition française bilingue paraîtra chez "Le Grand Os" (Toulouse). Traduction Aurelio Diaz-Ronda.

pures données

Norbert Godon


Consacrés aux rapports entre écriture et compilation de données, les textes de ce recueil ont pour objet commun d’investir la forme de la liste en résonance avec les pratiques computationnelles. Au-delà des questions purement formelles que soulèvent les rapports de l’écriture à la constitution d’inventaires, l’enjeu est ici de rassembler différents gestes littéraires qui rendent compte d’un certain état de la langue, travaillée de l’intérieur par les pratiques du traitement ou de la compulsion de données.

Polémoscope

Olivier Apert, Carole Dely


Une invitation d’Olivier Apert et Carole Dely. Forts de la conviction qu’il est une pensée au poème, en poème, nous avons proposé que la poésie dans sa présence de réflexion et de création trouve à Sens public une place originale, en ouvrant cette page ’Polémoscope’. ’Polémoscope’ : l’étymon, ici, devrait parler. Il s’agit bien d’entretenir un rapport batailleur de la pensée du poète avec l’événement & de donner à lire sa vision propre, autre, d’une actualité à long terme dont s’emparent en paroles spécialistes et médias. ’Polémoscope’ : il s’agit aussi d’une petite lunette de théâtre de la fin du 18e siècle, laquelle, par un jeu subtil de miroir interne, permettait de visionner ce qui se passait sur les côtés, dans les loges voisines, tout en faisant croire que l’attention était rivée à l’action se déroulant sur la (...)

Neun Gedichte von neun zeitgenössischen Iranischen Dichtern

Parham Shahrjerdi


"La phrase – la littérature – est orale." Philippe Lacoue-Labarthe. Avant de parler sur la littérature iranienne, la rendre accessible – ici, en l’occurrence, la rendre audible –, la mettre à disposition, lui consacrer un espace littéraire, lui donner une nouvelle langue, en somme, la reconnaître. Il existe en effet une littérature iranienne contemporaine, la traduire est un acte de témoignage. Neuf poèmes de neuf poètes iraniens contemporains sont ici rassemblés, traduits et dits. Il s’agit donc d’un florilège qui se veut le miroir de ce qui s’écrit actuellement, à l’extrême contemporain, c’est-à-dire de poètes vivants qui continuent, chacun à leurs manières, de donner de la vivacité à la poésie iranienne. Neuf poètes, neuf poèmes, neuf mondes, neuf approches du langage, du monde, neuf façons de faire de la poésie, neuf tentatives pour démontrer que la poésie a raison (...)

El veneno de la risa / Le venin du rire

Félix Teira Cubel


Resumen : Arturo, un joven informático aficionado al teatro, regresa al domicilio familiar turbado por la muerte de su abuelo. Pronto descubre un inquietante parecido físico y gestual con el difunto. Las revelaciones del viejo y la sensualidad de su prima Carla, con quien ha compartido el viaje, chocan con la vulgaridad cotidiana. El veneno de la herencia y la posibilidad de imitar a los protagonistas de “Ada o el ardor” viajando por el mundo aceleran la trasformación del joven. Arturo descubre asombrado que desprecia a sus padres y aborrece su pasado mediocre. El poderío de las ensoñaciones y el fuego frío de la ambición sacuden como un temblor su vida anodina. Résumé : Arthur, jeune informaticien amateur de théâtre, revient à son domicile familial, perturbé par la mort de son grand-père. Soudain il remarque une ressemblance physique et gestuelle inquiétante avec le défunt. Les révélations du vieillard et la sensualité de sa cousine Carla, avec laquelle il voyage, se heurtent à la vulgarité (...)

CLASSER CALCULER

Marcello Vitali Rosati


Le rêve d’un savoir total, de l’information à la donnée brute Un rêve, plus ou moins explicite, hante nos esprits depuis plusieurs millénaires. On le retrouve ci et là dans les listes égyptiennes, dans les catalogues aristotéliciens, dans le règles mnémotechniques des néoplatoniciens florentins de la renaissance, dans les constructions mathématiques de Leibniz, dans les affirmations des grands noms du web : le monde est constitué d’une masse énorme d’informations, dont la connaissance et (...)

El huérfano/ L’orphelin

Carlos Castán Andolz


Relato extraído de "Frío de vivir", Barcelona, Salamandra, 1997, reedición 2004. Fragmento traducido por Odile Bouchet. Récit extrait de "Frío de vivir", Barcelone, Salamandra, 1997, réédition 2004. Fragment traduit par Odile Bouchet.

A la recherche de 68

Júlia Lángh


Résumé : Dix ans après 68, une Hongroise débarque à Paris avec ses deux enfants, elle s’installe dans une communauté. Elle a quitté une dictature refermée sur elle-même, tout est nouveau. Paradis artificiels, tentatives d’entrebâiller les portes de la perception, effluves d’encens indiens, robes afghanes, musiques psychédéliques, ex-soixante-huitards et leurs histoires sur les débuts de la fac de Vincennes, femmes en conversations avec les chats et la lune, ésotérisme et psychothérapie, chorégraphies de la coexistence dans la communauté, joies d’une école alternative, la découverte du corps – avec les yeux d’une femme est-européenne à la recherche de sa liberté. Abstract : Ten years after 1968, a Hungarian woman arrives in Paris with her two children and goes to live in a commune. She left behind a dictatorship, a country closed on itself, everything is new for her. Artificial paradises, attempts to open the doors of perception, the smell of Indian incenses, Afghan dresses, psychedelic music, former (...)

La poésie fait mal ?

Michel Deguy


Michel Deguy, poète et philosophe, délivre ses réflexions au sujet du faire-mal de la poésie, "occupation la plus innocente" selon la citation de Hölderlin, et nous offre une mise en voix de son texte, enregistrée chez lui en mars 2007 (format mp3).

Une nouvelle de Normandie

Mounia Mostefaoui


Et Boule de Suif pleurait toujours ; et parfois un sanglot qu’elle n’avait pu retenir passait, entre deux couplets, dans les ténèbres. Cependant, on arrivait à Dieppe. La nuit avancée recouvrait déjà la nature glacée lorsque la diligence s’arrêta enfin. Le refrain cinglant du socialiste laissait dans toutes les oreilles un bourdonnement oppressant, et on sortit précipitamment de cette voiture à l’air vicié, avec de grands soupirs de nageurs reprenant respiration après une longue apnée. Il y eut (...)

Risk of Poetry

Parham Shahrjerdi


Risquer la poésie est un texte qui se tisse dans le poème. Se voulant écriture, il met en danger la science de la littérature ainsi que la littérature scientifique. Ici aucune formule du passé ou dépassée ne s’écrit ni ne fait loi. Ce texte, ne s’épuise pas dans l’immédiateté d’une interprétation, dans la passion ou le bavardage d’une explication de texte, au contraire, il donne à patienter (dans) le poème, il s’ouvre au poème, ouvre le poème et enfin, il reste ouvert, et laisse ouvert le poème ouvert en soi. Il se montre ouvrant ouvertement, se rendant oreille, s’avance ouïement. Risquer la poésie tente de parler sans parler en trois langues (français, anglais, persan). Ici chaque langue cherche sa propre langue : absente, perdue, mutilée. Aucune langue ne cherche à traduire l’autre. Trois textes donc, déliés, affranchis. Un texte s’écrit maintes fois. On en garde quelques traces. Leur ressemblance ? Une absence de ressemblance les rassemble. Et tout cela accompagnant une littérature qui vient. Que cette (...)

Green Trilogy

Abol Froushan


Resurrection : Angel of Freedom Bloodstains : Nedas Forehead beaten in : Shooting Stars

L’appel des Syrts

Emmanuel Ruben


Résumé : La littérature-monde et les écrivains voyageurs, postulant un primat du réel, tendraient à nous faire croire que la littérature se ferait du dehors, ils rêvent une littérature sans frontières, globalisée, de plain pied avec le monde. Manifeste ? Pamphlet ? Appel de sirènes ? Et si la littérature, cette utopie, n’était jamais ailleurs que là où les écrivains se sont hélés, par-delà les frontières géographiques, historiques, linguistiques – dans la bibliothèque, dans la chambre des cartes, là où les Syrts sont un rivage, un piémont, qui sait, un peuple ? Abstract : World literature and travel writers, assuming the primacy of reality, tend to make us believe that literature could be made from outside, they dream of a literature without boundaries, globalized, in direct contact with the world. Manifesto ? Pamphlet ? Sirens’ Call ? And if literature, this utopia, was nowhere but in a place where the writers call each other, beyond the geographical, historical, linguistic boundaries – in the library, in (...)

Lycanthropie (Itinéraire pour un roman) / Licantropía (Itinerario para una novela)

José Giménez Corbatón


Résumé : Lycanthropie (Itinéraire pour un roman) est une longue histoire faite de vrais et de faux documents. De voix de personnages dont celle du romancier lui-même. D’itinéraires réels et d’itinéraires littéraires. De vrais manuscrits et de manuscrits inventés. De lettres authentiques et de fictions en forme de lettres. De contes, de confessions, d’invectives, de pamphlets, de vaudevilles, de photographies faites de mots et de vraies photographies. L’ensemble est un puzzle, un artéfact complexe qui appelle la complicité du lecteur et que l’auteur a conçu pour recréer la vie et l’œuvre d’un auteur maudit, Petrus Borel, une époque, une ville et une situation. Lycanthropie (Itinéraire pour un roman) a quelque chose d’un manifeste intellectuel. Dans le fragment choisi, Petrus, entouré d’amis –Liszt, Victor Hugo, Théophile Gautier et Jean-Louis (personnage sorti de l’œuvre de Petrus, que l’auteur du roman fait passer pour réel)-, évoque, alors que la peste dévaste Paris, le supplice de Damiens. L’énumération (...)

Maths

Andrew Sutcliffe

Retour de Kiev

Emmanuel Ruben

L’Œ

Gladys Brégeon

Toujours en ligne sur Facebook

Peppe Cavallari

COMPTE TENU DES DONNÉES

Norbert Godon

Ombre e luci - Chet en noir et blanc


Derushage mortel

David Christoffel

A Gypsy Future

James Tanabe

L’avenir du saltimbanque

James Tanabe

’Le Conte de deux cités’ – La transition du secteur de l’électricité

Ralph Sims

Kes-ce... (Kon-di) ?

Anne Kawala

(Kes-ce...) Kon-di ?

Christophe Marchand-Kiss

Échonomie (création vidéo)

Norbert Godon

Risquer la Poésie

Parham Shahrjerdi

Calle Velarde

Sergio Del Molino

Censure / Censorship

Ali Abdolrezaei

Terror and Other Poems

Ali Abdolrezaei

Pour un bol de nouilles au boeuf

Li Ang

牛肉面 / Nouilles au boeuf

Li Ang

Le numérique c’est pas sorcier

Patrick Beurard-Valdoye

On ne lit jamais deux fois le même poème, suivi de ’poésies’

Pascale Auger

En guise de machine à continuer le temps

Daniel Pozner

Somontano 36

Ramón Acin Fanlo

"Something is wrong" dijo el Indio Huenchuyán

Roberto Gac

"Something is wrong" dit l’Indien Huenchuyán

Roberto Gac

Diez escritores españoles reunidos por José Giménez Corbaton

Roberto Gac

De Raíces y Fugas/ Des racines et des fugues

Pilar Nasarre

Somontano 36

Ramón Acin Fanlo

Poemas / Poèmes

Manuel Vilas

Nembrot

José María Pérez Álavrez

Relatos / Récits

José Luis Rodríguez García

Licantropía (Itinerario para una novela) / Lycanthropie (Itinéraire pour un roman)

José Giménez Corbatón

Enrique Vila-Matas pierde pie / Enrique Vila-Matas perd pied

David Mayor

Urco, el perro del mar / Urco, chien de mer

Antón Castro

La Cité des normaliens

Yann Kilborne

La parole au commencement

Carole Dely



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